doc diagnostic biologique des microfilaires sanguicoles africaines

diagnostic biologique des microfilaires sanguicoles africaines   taille:116.00 K | Voir:54 | page:3

Diagnosticbiologique des microfilaires sanguicoles africaines  par E. Vandemeulebrouke*, P.jousserand**  * Biologiste. Laboratoire, Centre hospitalier de Gonesse.** Technicien. Laboratoire, Centre hospitalier de Gonesse.  Lesfilarioses, dans leur ensemble, représentent la troisième endém...  
Diagnosticbiologique des microfilaires sanguicoles africaines  par E. Vandemeulebrouke*, P.jousserand**  * Biologiste. Laboratoire, Centre hospitalier de Gonesse.** Technicien. Laboratoire, Centre hospitalier de Gonesse.  Lesfilarioses, dans leur ensemble, représentent la troisième endémie parasitairemondiale, derrière le paludisme et les bilharzioses. Cent cinquante millions depersonnes souffriraient de filarioses en zone intertropicale. Celles-ci serépartissent en quatre tableaux cliniques. Lesfilarioses lymphatiques ou filaires de Bancroft Wucheriabancroftien est lagent responsable en Afrique (figure n°1). Les vers adultesvivent dans le système lymphatique et sont responsables des signes cliniquesprésentés par le malade : lymphangite centrifuge, adénite chronique, puiséléphantiasis des membres inférieurs, des organes génitaux, chylurie, etc. Lémission demicrofilaires nocturnes dans le sang circulant permet la dissémination de lamaladie par lintermédiaire du vecteur, un moustique généralement du genreCulex. La recherche de ces microfilaires par ponction veineuse au milieu de lanuit est à la base du diagnostic biologique. Figure n°1.  Localisation de W.bancrofti. Laloase Loa-loa estresponsable de cette filariose exclusivement africaine (figure n° 2). Sazone géographique reste relativement limitée. Le ver adultevit dans le tissu cellulaire sous-cutané. Il est la cause de symptômes plusspectaculaires que graves : oedème migrateur, prurigineux et fugace de Calabar,passage sous-conjonctival ou sous-cutané du ver, manifestations allergiques quipeuvent devenir graves en cas de lyse brutale des microfilaires par untraitement sans précaution à la diéthylcarbamazine. Lémissiondiurne des microfilaires, en phase avec la piqûre du taon Chrysops, vecteur dela loase, boucle le cycle parasitaire. Leur recherche dans le sang capillaireou veineux affirme le diagnostic.  Figure n° 2. Localisation de loa-loa.  Lonchocercose Le diagnosticde cette filaire, due à Onchocerca volvulus, ne se fait pas dansle sang circulant mais par biopsie cutanée exsangue. Nous ne ferons donc queciter cette filariose particulièrement invalidante par ses complicationsoculaires, touchant environ vingt-cinq millions de malades. Ladracunculose ou filaire de Médine Due à Dracunculusmedinensis, sa réparation géographique actuelle tend à se réduire àquelques foyers sahéliens. Le diagnostic évident cliniquement lors delextériorisation de la filaire au niveau de la cheville, ne fait pas appel àla biologie.  1. Diagnostic biologique desmicrofilaires sanguicoles africaines Les examensde laboratoire seront donc demandés en cas de signes cliniques évocateurspermettant de suspecter une filariose lymphatique (adénite, lymphangite «rétrograde ») ou une loase (oedème migrateur). La recherche de microfilairessanguicoles est ici pleinement justifiée. Parfois, il sagira didentifier unemicrofilaire découverte sur un frottis sanguin réalisé pour dautres raisons :recherche dhématozoaires du paludisme par exemple. Des signesbiologiques non spécifiques comme lhyperéosinophilie peuvent également attirerlattention sur un frottis sanguin. On recherchera alors principalement uneéventuelle microfilaire dans les franges, en bout de frottis. Les techniquesindirectes de sérologie pour les filaires restent encore peu spécifiques et nesont pas de pratique courante pour le laboratoire africain.  Il. Matérielnécessaire et méthode Examen direct Matériel:-  vaccinostyle,-  compresse degaze, alcool,-  lame etlamelle,-  eauphysiologique : sérum salé à 9°/00  Méthode : Désinfecter àlalcool le doigt à piquer, sur le côté, au-dessous de longle.  Sécher,piquer avec un vaccinostyle.  Recueillir la première goutte de sang sur lalame.  Rajouter ou non une goutte de sérum physiologique et recouvrir avecune lamelle.  Observer au faible grossissement (objectif 10) aprèsstabilisation des courants liquidiens.  Une microfilaire se signale par unmouvement rapide, une reptation parmi les globules rouges.       Tableaun° 1. Les microfilaires sanguicoles africaines  >   Wucheria bancrofti Loa-loa Mansonella perstans Pathogénicité Pathogène Pathogène Non pathogène Région Afrique noire intertropicale du Sénégal Au Mozambique Afrique centrale Golfe de Guinée Région des grands lacs Bloc forestier du Bassin du Congo Afrique noire intertropicale Heure de prélèvement La nuit (entre 22 h et 4 h) Le jour (entre 10 h et 16 h) Non périodique à toute heure Vecteurs Moustique (Culex) Taon (Chrysops) Moucheron (culicoïdes) Taille 200-300 µm 250-300 µm 150 µm Epaisseur 8 µm = un leucocyte 8 µm = un leucocyte 4 µm = 1/2 leucocyte Mobilité à frais Souple et ondulant traverse rapidement le champ Souple et ondulant traverse rapidement le champ, aime les bords de la lamelle Frétillant et brusque reste sur place dans le champ, simmobilise en quelques minutes Courbure du corps Régulière et souple Irrégulière et tortillée Régulière, en boule de ficelle Gaine Rose incolore Pas de gaine Queue Rectiligne et effilée pas de noyau au bout Incurvée et effilée noyaux jusquau bout Rectiligne et bout arrondi en doigt de gant Noyaux du corps Noyaux moyens bien séparés Gros noyaux se chevauchant Petits noyaux serrés peu distincts Corps interne Unique-visible Non visible petits noyaux serrés peu distincts non visible   Figure n° 3. Éléments caractéristiquesdes microfilaires (MGG). Frottis sanguin, goutte épaisse et autresméthodes de concentration §Matériel -seringue de 5 ml, aiguille de ponction veineuse, tube citraté ou hépariné, -compresse de gaze, alcool, -lames,-colorant au Giemsa,-sérum physiologique : Nacl à 90/00-solution de saponine à 2 % dans le sérum physiologique à 90/00,-éprouvette graduée,- tubeconique à centrifuger,- pipettePasteur,-centrifugeuse. Frottissanguin et goutte épaisse § Méthode: mêmetechnique que pour la recherche dhématozoaires. Concentrationà la saponine 2 %  § Méthode: Mélangerdans léprouvette 1 volume de 5 mi de sang sur anticoagulant à 10 ml (ou 2 volumes) desérum physiologique.  Ajouter 5 gouttes de la solution de saponine à 2 %.Retourner léprouvette plusieurs fois pour assurer une bonne hémolyse.  Onpeut rajouter encore quelques gouttes de saponine pour parfaire une hémolyseincomplète. Répartir lemélange dans les tubes coniques et centrifuger à 500 g, soit 1 500 tours parminute environ pendant dix minutes.  Rejeter le surnageant en laissant lestubes, ouverture vers le bas, essuyer les parois avec un coton monté sur unepince.  Ajouter une goutte de sérum physiologique et reprendre le culot enlhomogénéisant par une pipette Pasteur.  Déposer sur une lame. Sécher, fixer, colorer par le Giemsa. III. Les résultats Lobservationà létat frais des microfilaires permet de porter une présomption surlidentité de lespèce en cause.  Cependant une identification certainerepose sur les colorations réalisées à partir du frottis, de la goutte épaisseou du culot de centrifugation après action de la saponine en cas de faibleparasitémie.Outre Wucheriabancrofti et Loa-loa, on peut également mettre en évidence une troisièmemicrofilaire sanguicole : Mansonella (ancienne Dipetalonema perstans). Peu ou pas pathogène, et donc sans conséquence clinique en dehors dunehyperéosinophilie, cette filaire dont ladulte vit dans les séreuses doitimpérativement être distinguée des deux espèces pathogènes.  Insistonsdemblée sur la taille plus faible de Mansonella perstans (150 gm) parrapport aux deux autres espèces. Lidentificationde la microfilaire reposera donc sur lassociation de différents critères,résumée par la figure n° 3 et le tableau n° 1 originegéographique du malade, taille de lamicrofilaire : épaisseur par rapport aux leucocytes,mobilité àlétat frais,existence ounon dune gaine : colorée en rose pâle par le Giemsa mais souvent difficile àvoir,courbures dela microfilaire, queue de la microfilaire : présence ou non de noyauxterminaux,noyaux ducorps : violet au Giemsa, bien séparés ou se chevauchant, corps interne :coloré en rose au centre de la filaire. Conclusion Le diagnosticbiologique permet un diagnostic de certitude de la filaire évoquée sur lesarguments cliniques. Le traitement repose sur l’utilisation de l’ivermectineseule ou associée à l’albendazole et parfois sur l’emploi de la diéthylcarbamazine,à dose progressive et très prudente, en particulier pour la Loa. À noter larésistance habituelle, mais sans conséquence de Mansonella perstans auxantifilariens.  Développementet Santé, n° 132, décembre 1997            
Ce document vise à informer la diffusion à des fins uniquement, ne représentent pas les vues et positions de cette identité, et l'identification de l'ensemble des faits.
...... 对我有用
diagnostic biologique des microfilaires sanguicoles africaines

html   Rapide Voir
←Myalgan – nowa mo?liwo?? w terapii fibromialgii Une lésion muqueuse chronique chez un jeune adulte→
Similaires Document Récentes